mardi 16 décembre 2008

En attendant le printemps...

Est ce qu'on peut créer à partir du néant?
Parler d'espoir aux autres sans trahir son désespoir?
La voix de l'espoir est elle la plus authentique de façon qu'on communique l'espoir "malgré nous"?
Les printemps personnels et collectifs coïncideraient ils quelque part?
J'étais parti sur un nom de blog plus agressif, plus dépouillé, plus perçant et je me retrouve avec ce nom plus "soupe au lait", plus vulnérable. Le vent peut souffler, les moineaux peuvent faire festin des fleurs de l'amandier solitaire. Je n'ai rien contre les moineaux mais tout cela est fragile, exposé et inconfortable.

L'amandier de chez nous on a fini par le couper. J'ai même mis de mes mains les premiers coups dans ses racines, avec le mal de dos que je voulais soulager ainsi. L'amandier n'est plus, mais son souvenir m'appartient, son odeur, les moineaux qui rodaient au tour, les sacs en plastique pour les éloigner. L'amandier était le premier à annoncer le printemps. Il osait se réveiller alors que les nuits étaient encore sombres.
En attendant de trouver une belle photo d'amandier en fleur. Je contemple l'amandier, son image dans mon coeur et mon esprit.

Il est beau mon amandier.

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